Par Amélie Boutet, le 15.03.2017 à 17h57 (mis à jour le 24.05.2017 à 16h36) Sélection

Mathias Enard et Alain Mabanckou en lice pour le Man Booker Prize International 2017

Mathias Enard et Alain Mabanckou - OLIVIER DION/LITPROM

Boussole et Petit piment figurent dans la première sélection du prestigieux prix littéraire britannique.

Le prestigieux prix littéraire britannique Man Booker Prize International a révélé, mercredi 15 mars, sa première sélection appelée "Longlist", dans laquelle figurent parmi treize titres du monde entier traduits en anglais, les romans Boussole (Compass), du Français Mathias Enard, prix Goncourt 2015, et Petit piment (Black Moses), du Franco-Congolais Alain Mabanckou, prix Renaudot 2006.

L'écrivain albanais Ismail Kadaré, vainqueur du Man Booker International 2005, figure également dans la sélection, de même que deux anciens finalistes du prix, le romancier chinois Yan Lianke et l'Israélien Amos Oz. La liste a été établie par cinq jurés: le directeur du festival international du livre d’Edimbourg Nick Barley, l’écrivain et traducteur Daniel Hahn, la romancière Elif Shafak, l’auteure Chika Unigwe et la poétesse Helen Mort.

Dans la liste figurent cinq auteurs traduits en français: Amos Oz (Judas, paru chez Gallimard en 2016), Jon Kalman Stefansson (D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds, Gallimard, 2015), David Grossman (Un cheval entre dans un bar, Seuil, 2015), Stefan Hertmans (Guerre et Térébenthine, Gallimard, 2015). Le roman de Roy Jacobsen, Les invisibles, paraîtra chez Gallimard le 11 mai.

La seconde sélection de six titres sera annoncée le 20 avril. Les noms des lauréats (un auteur et un traducteur), seront connus le 14 juin lors d'un dîner au musée national Victoria & Albert, à Londres, et recevront chacun un chèque de 25000£ chacun (environ 29000 €).

La sélection
  • Mathias Enard (France), Compass, traduit par Charlotte Mandell (Fitzcarraldo);
  • Wioletta Greg (Pologne), Swallowing Mercury, traduit par Eliza Marciniak (Portobello Books);
  • David Grossman (Israël), A Horse Walks Into a Bar, traduit par Jessica Cohen(Jonathan Cape);
  • Stefan Hertmans (Belgique), War and Turpentine, traduit par David McKay(Harvill Secker);
  • Roy Jacobsen (Norvège), The Unseen, traduit par Don Bartlett et Don Shaw(Maclehose);
  • Ismail Kadare (Albanie), The Traitor’s Niche, traduit par John Hodgson (Harvill Secker);
  • Jon Kalman Stefansson (Islande), Fish Have No Feet, traduit par Phil Roughton (Maclehose);
  • Yan Lianke (Chine), The Explosion Chronicles, traduit par Carlos Rojas (Chatto & Windus);
  • Alain Mabanckou (France), Black Moses, traduit par Helen Stevenson (Serpent’s Tail);
  • Clemens Meyer (Allemagne), Bricks and Mortar, traduit par Katy Derbyshire (Fitzcarraldo);
  • Dorthe Nors (Danemark), Mirror, Shoulder, Signal, traduit par Misha Hoekstra (Pushkin Press);
  • Amos Oz (Israël), Judas, traduit par Nicholas de Lange (Chatto & Windus);
  • Samanta Schweblin (Argentine), Fever Dream, traduit par Megan McDowell(Oneworld).
L’an dernier, c'est l’écrivaine sud-coréenne Han Kang qui a été couronnée pour The Vegetarian, traduit par Deborah Smith et paru chez Portobello.
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